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 Profil de l'utilisateur Nina3 
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Déléguée hospitalière pour un laboratoire pharmaceutique et avant j'étais infirmière
 
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10 derniers messages
Sujet : Au sujet des tailles de vêtements
Envoyé : dimanche 10 février 2008 00:52
Euh le 18 mois était trop petit l'été dernier...
Donc on était au 2 ans depuis l'été et body 3 ans
Et maintenant on attaque le 3 ans notamment pour le haut et pour le bas y a une grosse différence entre 2 et 3 ans
D'autant que les pantalons 3 ans sont faits pour des enfants qui ne portent plus de couche
Pas évident on fait des revers au pantalon sinon on va à la pêche

César
17 mois
Sujet : 2 mois de César
Envoyé : mardi 14 novembre 2006 10:49
J'avais vu l'ostéopathe qui m'avait dit qu'il avait rien... J'ai rdv chez le kiné cet aprem

Pour la photo, je ne sais pas comment fait-on pour la mettre ?
Sujet : Rééducation
Envoyé : mardi 14 novembre 2006 00:30
J'ai commencé la semaine dernière avec l'electrostimulation... c'est pas douloureux et le muscle travaille tout seul
un bon compromis même si c'est chiant
Sujet : 2 mois de César
Envoyé : mardi 14 novembre 2006 00:27

Bonjour à toutes,

J'ai vu le pédiatre aujourd'hui, mon petit ange a 2 mois et 7 jours :

Il pèse 5kg800 et mesure 59 cm, résultat le 3 mois est juste voir petit selon les marques notamment petit bateau qui taille vraiment petit

Il a eu droit a son premier vaccin le penthavac, n'a pas aimé mais n'a pleuré qu'un bref instant

Il mange 4 biberons de 180ml d'eau (du lait épaissi : satiété pour les petits gourmands) et fait ses nuits depuis un mois, des nuits de 12 h en moyenne 19H30 à 07H30.

Il fait plein de sourires, babille et c'est un bébé hypercool, un bébé sur mesure coeur In Love coeur

Ave César Thumb Up

Il a le crane un peu plus aplati d'un coté que de l'autre... il préfère dormir la tete tournée à droite est-ce vous rencontrez vs cet inconvénient ? De plus il ne veut pas rester sur le ventre, dès que je l'y met il s'énerve Angry

Nina

 

 

Sujet : bib: quelle quantité ?
Envoyé : jeudi 28 septembre 2006 22:45
César 3 semaines hier boit entre 120 et 160 ml / biberon X 6
Un vrai petit glouton
Sujet : Naissance de César
Envoyé : jeudi 28 septembre 2006 22:32

Bonjour à toutes

Avec un peu de retard...

César est né le 06 septembre 2006 avec près de 2 semaines d'avance

Il pesait 3K430 pour 51cm

J'ai commencé à avoir des contractions à 23H30, j'ai fait le test du spasfon et j'ai attendu que celles ci deviennent régulières comme la sage femme me l'avait conseillé et vers 1H00 nous sommes partis pour la maternité. En attendant j'ai laissé mon homme dormir un peu car une jolie nuit blanche arrivait

Ns sommes arrivés à 1H30 dilatation à 2 voir 3

A l'arrivée perf puis péridurale et mon bébé est né à 05H30 avec les forceps car il avait un cordon un peu court. L'expulsion a duré 15mn.

Avec la péridurale ce fut une vrai ballade, pas un brin de douleur, le top.

ça c'est hyper bien passé, c'est ma sage femme et mon gynéco qui m'ont accouché.

Le petit hic c'est qu'en passant j'ai le coccyx qui a craqué par deux fois donc luxation, c'est douloureux mais bon c'est pas grave

Puis après j'ai gardé mon ange contre moi pendant deux heures dans la salle de travail.

Ma merveille va bien, c'est un bébé hyper zen qui mange comme un petit glouton et qui adore dormir, un vrai petit ange. coeur coeur coeur

Nina3

Sujet : Pluie
Envoyé : dimanche 22 décembre 2002 15:24
Paris où je vis depuis un an, je trouve que c'est déprimant comme ville... je craque !!! :rage:
Je me languis de retourner vivre un jour à Marseille, espérons que ce jour arrivera dans pas trop longtemps... dés janvier je cherche du boulot dans le sud !!!
@ les filles et courage
Sujet : César
Envoyé : mercredi 28 juin 2006 22:39
Que pensez-vous de César ? :garcon:
Sujet : Petit jeu
Envoyé : mercredi 19 mars 2003 19:09
Lucas
Mark
:eek:


Bye à Michel, Stéphane,Florent, Fabien
Sujet : Le couple face à la stérilité
Envoyé : lundi 17 mars 2003 21:47
Le couple face à la stérilité



Quand un couple découvre qu'il ne peut avoir un enfant, le choc est souvent très douloureux. Incompréhension, sensation d'exclusion, culpabilité sont autant de sentiments qui habitent les deux partenaires. Les hommes comme les femmes souffrent profondément de cette situation, qui est bien souvent génératrice de tensions et de conflits. Car il s'agit d'un véritable travail de deuil à effectuer, celui d'une maternité désirée et spontanée. Et la particularité de cette crise est qu'elle se vit à deux, mais avec un vécu différent pour chacun. Alors comment le couple peut-il affronter cette épreuve de la stérilité le plus sereinement possible ? Comment peut-il en ressortir enrichi et grandi ? Quels sont les écueils qui se présentent à lui et comment les transformer en tremplins pour aller de l'avant ? C'est à ces questions que répond la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval.




Geneviève Delaisi de Parseval
Psychanalyste, elle a notamment participé à “Histoire des pères et de la paternité”.

Découvrir que l'on est stérile est souvent très douloureux... Pourquoi ?

Faire un enfant semble évident et simple pour tout le monde. A la limite, on ne se pose même pas la question jusqu'au jour où les difficultés apparaissent. Quand l'un des membres du couple, voire les deux, découvre sa stérilité, c'est toujours éprouvant. Il faut faire le deuil de sa fécondité. Beaucoup se sentent alors exclus, rejetés. Etre dans l'impossibilité d'enfanter est souvent vécu comme une malédiction, comme un handicap même. on pense souvent que les femmes souffrent plus de cette absence de maternité, de ne pouvoir donner vie à un enfant, de le porter, parce qu'elles auraient en elles, ce puissant désir d'enfanter. Mais toutes n'ont pas forcément envie d'être enceintes. Et les hommes vivent tout aussi douloureusement cette stérilité. Ils sont malheureux de ne pas pouvoir assurer la transmission familiale. Et beaucoup ont l'impression d'avoir soudainement une dette vis-à-vis de leur père car ils n'ont pu lui donner un petit-enfant.Mais la souffrance que traversent ces couples, est aujourd'hui exacerbée par la place peut-être démesurée qu'occupe l'enfant. Il symbolise actuellement la réussite du couple, il est investi tel un objet de représentation, de perfection. Quand il n'arrive pas, la souffrance occasionnée est alors ressentie par certains comme une véritable blessure narcissique, une atteinte à l'intégrité physique, sociale, culturelle.

Quelles sont les incidences sur le couple ?

La découverte de la stérilité est souvent à l'origine de tensions ou de crises dans le couple. Si l'un des deux seulement est stérile, il peut se sentir responsable, voire coupable. Mais les problèmes d'infertilité touchent dans bien des cas les deux partenaires. il est dans tous les cas important que les médecins fassent passer des examens aux deux, afin de déterminer les origines et les causes.Mais bien des couples qui désirent ardemment un enfant vont se tourner vers la procréation médicalement assistée : ils doivent alors savoir qu'ils s'engagent dans un véritable parcours du combattant. Dans lequel la femme est souvent très impliquée car ce sont souvent elles qui subissent les traitements les plus contraignants, quelles que soient les origines de l'infertilité du couple. L'entente conjugale est donc déterminante. Il faut également parler des répercussions sur la sexualité du couple. Car bien souvent, la vie sexuelle des deux partenaires n'a plus qu'un seul objectif : la procréation. Les notions de plaisir, de partage, de communion passent en arrière-plan. Ce qui entraîne bien des gens à désinvestir leur relation sexuelle. Cela est particulièrement vrai quand ils s'engagent dans la procréation médicalement assistée : beaucoup témoignent alors de leur mal-être quand à cette sexualité totalement déshumanisée, avec des rapports programmés, des examens constants, et un rappel permanent de l'état de leurs ovocytes ou de leurs spermatozoïdes.

Quels conseils pouvez-vous donner ?

Le plus important, c'est de parler, de dialoguer. C'est à deux, ensemble et unis que le couple doit affronter cette crise. Il faut aussi en parler autour de soi, mais il est important de trouver les bons interlocuteurs ! Les groupes de paroles, qui sont encore insuffisamment développés, sont d'excellentes structures de soutien. Chacun partage ce qui lui arrive avec des personnes dans la même situation. Le sentiment de solitude est alors moins fort. Enfin, quand cela est vraiment nécessaire, une thérapie d'accompagnement peut-être envisagée.Les couples doivent réaliser qu'ils ont en eux d'immenses richesses qu'il leur faut exploiter. Sur lesquelles ils peuvent rebondir. Ils peuvent aussi réfléchir au fait qu'une vie sans enfant n'est pas forcément une vie ratée. Bien des couples sans enfant ont une existence riche et épanouie. Il existe d'autres alternatives à la parentalité ! C'est tout un travail de deuil de leur fécondité qu'ils doivent entreprendre, pour renouer avec un autre sentiment de vie. Il serait peut-être intéressant de sonder le désir d'enfant qu'ils avaient : pourquoi ? Que représentait ce bébé pour eux. Autant de réponses qui leur permettront d'avancer, et de décider en toute clarté d'user d'autres recours pour devenir parents.Enfin, je me permettrais de donner un dernier conseil aux parents en devenir : ne faites pas vos enfants trop tard ! on programme tellement les naissances aujourd'hui que l'on oublie que cela demande parfois du temps, que le bébé n'arrive pas toujours quand on le souhaite, que bien des femmes ne sont pas aussi fertiles à quarante ans qu'à trente...


Sexualité : le couple à l’épreuve de l’éprouvette

PMA, FIV, IAD… Ils sont de plus en plus nombreux à recourir à la procréation médicalement assistée. Un parcours éprouvant qui malmène libido et sentiments.

Monique Ayoun

a passe ou ça casse, résument Nathalie et Eric, parents d’un petit garçon conçu à leur cinquième fécondation in vitro (FIV). Mais, pour que ça passe, il faut beaucoup se parler et beaucoup s’aimer. " De plus en plus de couples sont concernés par la procréation médicalement assistée (PMA) : en France, pour la seule année 1996, plus de 32 000 tentatives de FIV (voir encadré ci-contre) ont été enregistrées. Une aventure éprouvante, souvent qualifiée par les médecins de " montagne russe émotionnelle ". D’après une récente étude (“Le Continent perdu des fertilisations in vitro” in “Devenir”, Vol. 11, n° 2 1999, p. 7-23), la PMA est " une épreuve qui resserre les couples s’entendant bien et disloque ceux qui sont déjà fragiles ". Mais combien de couples sont-ils assez solides pour résister à des années de frustrations et d’attente ?


Des années d’attente " Depuis quatre ans, on a tout essayé, raconte Jean-Marc. Sur les conseils du gynéco d’Annie, on s’est mis à faire l’amour un jour sur deux. Bien sûr, on a vu pire comme médication… Mais le caractère obligatoire a fini par rendre la chose détestable. “Ce n’est pas que ça m’amuse mais faut y aller”, disait Annie pour plaisanter, ce qui avait le don de me bloquer. Les rapports sur commande, rien de tel pour tuer l’érotisme. Ensuite, il y a eu les inséminations, une dizaine, qui ont toutes échoué ; puis à présent les FIV. on en est à la quatrième. Plus besoin d’avoir de rapports : le jour J, ça se passe en clinique. Du coup, on a complètement cessé de faire l’amour. on a tellement pris l’habitude de “baiser utile”… Je n’en ai plus envie, elle non plus. C’est à peine si elle m’adresse la parole. Elle n’a plus d’autre désir ni projet que celui d’être enceinte. J’espère au moins que ça va arriver ! "


L’intimité violée Pendant les FIV, beaucoup cessent toute activité sexuelle : ça les " repose ", car faire l’amour signifie risquer un nouvel échec. Ils ont été usés par des mois, parfois des années de rapports sexuels obligatoires, " prescrits " à des dates impératives. Ainsi que par des examens dont certains sont très intrusifs, comme le classique test de Hüner qui permet d’examiner, après un rapport, la façon dont les spermatozoïdes " nagent " dans la glaire. " Il y a là un viol d’intimité souvent mal vécu ", atteste la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval, engagée dans le combat bioéthique, et auteur de brillants ouvrages (dont “La Part de la mère” - Odile Jacob, 1997). Dans les cas d’insémination avec sperme du conjoint, les couples se retrouvent dans des situations cocasses, parfois humiliantes : " J’attendais, cuisses ouvertes, sur la table gynécologique, pendant que mon mari se masturbait dans la pièce à côté, se souvient Nadine. Toute l’équipe médicale attendait avec moi. C’était long et je mourais de honte. Mon mari n’en finissait pas. Il faut avoir un solide sens de l’humour pour surmonter ça.


L’homme fragile " Tous les couples n’ont pas la force suffisante pour arriver à prendre une telle distance, ajoute Geneviève Delaisi. Les hommes, surtout, sont atteints dans leur sexualité. Ils sont en situation de performance avec, en tête, cette équation : fertilité = puissance sexuelle. Le jour J – où ils doivent impérativement donner leur sperme –, certains n’y parviennent pas. Il faut qu’ils sachent qu’ils ne sont pas les seuls ! " Jean-Marc garde un souvenir épique de l’une de ses séances de masturbation à l’hôpital : " J’y étais allé dix fois pour des inséminations et ça avait toujours marché. Mais le jour de la FIV, rien. Pourtant, les conditions étaient identiques. Mains et zizi lavés au Mercryl, on vous enferme dans un cagibi avec des revues porno – moi, je préfère me faire un film dans la tête. Mais là, à 8 heures du matin, sous les néons, je pensais à ma femme dont l’ovulation avait été déclenchée. La sueur me coulait sur le front, mais ça ne venait pas. Je ne me suis jamais senti aussi ridicule. Et coupable ! J’étais incapable de fournir un peu de sperme alors que ma femme venait de subir trois semaines de stimulation ovarienne ! Ça a déclenché un conflit aigu entre nous. Je crois qu’elle m’en veut encore. "


De la disparition du désir à la rupture La disparition du désir peut aussi signer le désamour et provoquer la rupture : " Déjà que je vivais la stérilité de notre union comme une malédiction divine, témoigne Solange. Si, en plus, il ne me touchait plus, que nous restait-il ? "" C’est vraiment dommage que des couples se séparent ainsi, estime Geneviève Delaisi. Cette chute de libido est une conséquence normale des traitements qu’ils subissent. S’ils étaient prévenus, peut-être s’armeraient-ils de davantage de patience. "


Le verdict de la première FIV Un certain nombre de couples se brisent lors du " verdict " de la première FIV. Une étude a montré que 30 % de ceux qui échouent alors ne recommencent pas. Dans les cas de stérilités inexpliquées, la FIV a valeur de diagnostic. on découvre " qui est le coupable ". Ce qui peut déclencher un rejet brutal du partenaire. Comme pour Sophie : " J’avais 39 ans lorsque nous avons fait cette FIV. J’aimais mon mari, mais je ne le trouvais pas très motivé pour faire un enfant. Je lui reprochais aussi son manque de dynamisme au travail. Aussi, quand la laborantine m’a dit : “Il y a six ovocytes en parfait état, mais les spermatozoïdes sont paresseux, ils ne s’accrochent pas”, j’ai tout de suite pensé : “Si son sperme lui ressemble, il n’y a plus rien à faire.” J’avais déjà des doutes sur notre couple, la médecine est venue les confirmer. Très vite, je l’ai quitté. "


Quand l’homme est stérile Dans les cas de stérilité masculine, le ressentiment des femmes peut s’avérer violent. Car c’est toujours à elles d’endosser la totalité du traitement. " Au début, elles sont compréhensives, précise le docteur François Olivennes, mais, après coup, leur agressivité ressort. " Ainsi Fabienne a-t-elle eu la joie de devenir mère – après quatre Fivicsi. Mais les relations avec son compagnon se sont dégradées : " Je ne pouvais pas concevoir qu’il se plaigne de devoir faire un spermogramme, alors que moi je me faisais piquer deux fois par jour ! Mon corps était déformé, j’avais pris dix kilos. Et c’était lui qui déprimait. Pourquoi était-il si amorphe ? Si j’avais une chance sur un million de tomber enceinte, il ne la tentait pas. Par peur de l’échec sans doute. Moi, j’avais besoin d’être aimée et remerciée pour endurer tant de souffrances. Maintenant, c’est trop tard, je le hais. "


Le danger des mots Les paroles, souvent abruptes, des médecins ont des effets psychologiques désastreux. Quand celui d’Annie lui a dit, tout net : " Vos trompes sont foutues ", elle a entendu : " Je suis foutue ". Beaucoup de patientes se disent davantage perturbées par les propos des médecins que par les examens. Selon Catherine Bergeret-Amselek, psychanalyste et auteur du “Mystère des mères” (Desclée de Brouwer, 1996), l’impact du médecin est tel que même un diagnostic erroné peut devenir vrai : " Il n’est pas rare de voir des femmes, après un an de rapports sexuels non protégés, consulter leur gynécologue, affolées de ne pas être enceintes. Si celui-ci porte hâtivement le diagnostic de stérilité, il tombe comme un couperet et la femme s’identifie à cette étiquette. "


L’angoisse du temps qui passe " Le jour où j’ai entendu un gynécologue me qualifier, sur son magnétophone, de “nullipare âgée”, je me suis sentie giflée ! s’exclame Solange. Je venais d’arrêter la pilule pour avoir un enfant, j’avais 32 ans, je ne me sentais pas pressée. Mais, du coup, je me suis lancée très vite dans les techniques de procréation assistée. " Une fois le couple embarqué dans ce processus, l’angoisse du temps devient très aiguë. " Je n’ai jamais autant flippé sur mon âge que pendant cette période, se souvient Annie. Avant, je n’y pensais jamais. " Son ami précise : " Elle refusait même de partir en vacances de peur de rater un cycle. "Les médecins répètent aux patientes qu’au-delà de 35 ans leurs chances de tomber enceintes diminuent considérablement. Ce qui est statistiquement vrai. Mais cette pression a pour effet pervers de provoquer en elles une panique très défavorable à leur fertilité. Obsédées par la crainte de perdre du temps, elles sont nombreuses à enchaîner les tentatives de manière désespérée et mécanique. " Certaines sont prêtes à tout, constate Geneviève Delaisi de Parseval, quels que soient les souffrances et les risques pour leur santé. J’en ai vu qui, au bout de six ans de FIV, avaient pris quinze kilos et étaient dans un état pitoyable. L’une d’elles m’a dit : “J’ai encore fait une tentative.” De suicide ou de FIV ? on peut se poser la question. Ces femmes sont dans une partie de bras de fer : avec la médecine et avec elles-mêmes. "


Le miracle du lâcher-prise Comme par hasard, c’est souvent lorsque l’enjeu n’est plus si grave, lorsqu’elles ont " lâché prise ", que " ça marche ". A cet égard, l’expérience de Marine est édifiante. Et prouve à quel point le facteur psy ne doit pas être sous-estimé ! Marine, dont les trompes sont obstruées, tente sept FIV en quatre ans. A la dernière, elle a 40 ans et son médecin lui déconseille fortement de continuer. Marine et son mari sont désespérés. Heureusement, leur procédure d’adoption, amorcée voilà quatre ans, aboutit : un bébé de 3 mois leur arrive. Un miracle. Dans la foulée, Marine décide de tenter une huitième FIV, " en toute décontraction ". Son médecin la prévient : " Il y a une chance sur un million pour que ça marche. " Marine s’y rend donc " comme au Loto "… et tombe enceinte de jumelles !


Echec et deuil Cette belle histoire demeure exceptionnelle. Les trois quarts des femmes qui font des FIV ne parviennent pas à avoir un enfant. C’est un sujet tabou. La médecine préfère les oublier. Que deviennent donc ces " perdues de vue " ? " Malgré onze années de recul, je garde un sentiment d’abandon et de grande frustration, témoigne Marie, 51 ans. Arriver si près du but sans l’atteindre, c’est atroce. J’ai fait dix FIV et j’aurais continué si mon mari, qui craignait pour ma santé, ne me l’avait interdit. C’est comme une drogue, on se dit que la prochaine, c’est la bonne. C’est trop dur d’accepter d’avoir fait tout ça pour rien ! " D’après les psys, ces femmes sont confrontées à un véritable deuil, et un soutien psychologique devrait leur être automatiquement proposé. Ce tableau plutôt noir ne doit pourtant pas nous faire oublier que chaque année, grâce aux techniques de PMA, ce sont quelque sept mille bébés qui naissent en bonne santé. Et pas forcément à l’issue d’un parcours dramatique ! Il existe des femmes qui parviennent à une grossesse dès la première ou la deuxième FIV (Selon le docteur Olivennes, la moyenne de réussite se situe, pour la moitié des femmes de moins de 40 ans, autour de la quatrième FIV).


FIV :Les techniques La FIV (fécondation in vitro) consiste à mettre en présence, dans une éprouvette, spermatozoïdes et ovocytes. Pour obtenir de nombreux ovocytes, on stimule les ovaires de la femme : ce qui nécessite des injections d’hormones quotidiennes, à heure fixe pendant deux ou trois semaines, et un suivi médical obligeant à une dizaine de visites à l’hôpital. Les ovocytes sont alors ponctionnés sous anesthésie générale, tandis que les spermatozoïdes sont recueillis par simple masturbation.La Fivicsi (ou micro-injection) est une technique similaire, mais qui s’adresse en priorité aux stérilités masculines : on injecte un spermatozoïde directement dans l’ovocyte. Il suffit donc d’un seul spermatozoïde pour obtenir potentiellement un embryon.Les dons de gamète En France, le don de sperme ne peut être qu’anonyme : il s’agit d’une IAD (insémination artificielle avec donneur). La pénurie des donneurs aboutit à un délai d’attente d’un an et demi. Les donneuses d’ovocytes sont encore plus rares. Elles doivent subir le traitement de la fécondation in vitro et, en plus, garder l’anonymat imposé par la loi française. Ces difficultés entraînent un " tourisme médical " important : des couples partent en Belgique ou ailleurs chercher des ovocytes.


AVIS : Dr François Olivennes “La stérilité est trop souvent liée à la honte” Gynécologue à l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart, il est titulaire d’un doctorat sur le suivi des " enfants FIV ".Psychologies : Les “enfants FIV” sont-ils des enfants comme les autres ?Dr François Olivennes : Parfaitement. Les seuls troubles détectés – quelques troubles du sommeil chez les bébés – sont sans doute liés aux angoisses des parents. Ceux-ci ont tellement désiré et attendu cet enfant qu’ils ont tendance à le surprotéger et à faire peser sur lui trop d’espoirs.Lui disent-ils comment il est né ?Trop rarement. Bien des femmes n’en ont même jamais parlé à leur mère ! La stérilité est un sujet tabou dans ce pays, bien plus qu’aux Etats-Unis. Il serait souhaitable que les couples parviennent à la dédramatiser. Elle est trop souvent liée à un sentiment de honte, et ce n’est bon ni pour eux ni pour l’enfant qui perçoit ce malaise à travers le non-dit.Que proposez-vous ?Une brochure incitant les parents à la transparence pourrait, par exemple, être établie par des psychologues. Quant à moi, je suggère bien souvent à mes patientes un soutien psychologique, et bien souvent je me heurte à un refus catégorique. Y compris de la part de femmes en détresse. Hélas, dans 90 % des cas, l’incidence psychologique dans la réussite du traitement est totalement niée.


Monique Ayoun décembre 1999








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