
La lune en chansons
« J'ai vu dans la lune / Trois petits lapins / Qui mangeaient des prunes / En buvant du vin » : cette formulette enfantine évoque les taches de la lune où l'on croyait lire tantôt un visage, tantôt un homme portant un fagot, tantôt, comme ici, une ronde de lièvres.
Au clair de la lune : lancée à Paris en 1790, cette chanson passée dans le registre enfantin est au départ une polissonnerie de salon : « Au clair de la lune, / Mon ami Pierrot, / Prête-moi ta plume / Pour écrire un mot [...], Au clair de la lune, / Pierrot répondit : / Je n'ai pas de plume, / Je suis dans mon lit. / Va chez la voisine, / Je crois qu'elle y est, / Car dans sa cuisine, / On bat le briquet », puisque « battre le briquet » signifiait autrefois « faire l'amour ».
Jean de la Lune : cette ronde enfantine de 1889 évoque un petit tout menu, frêle, délicat, mignon, gros comme un champignon, bref un enfant minuscule, tellement décalé sur la Terre qu'on l'appelait Jean de la Lune.
« Le soleil a rendez-vous avec la lune, mais la lune ne l'sait pas et le soleil l'attend » : chanson d'amour impossible de Charles Trénet, celui qu'on appelait « le fou chantant ». On disait d'ailleurs autrefois que celui qui s'exposait trop aux rayons de la lune risquait de devenir fou...
J'ai demandé à la lune : cette chanson toute récente, du groupe Indochine fait un clin d'oeil à la précédente (« J'ai demandé à la lune, Et le soleil ne le sait pas ») et prouve bien que la lune habite toujours les poètes.
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